26.02.2009

L'Elysée demande à Eric Besson de "contenir la menace FN"

On nous disait depuis des mois que le FN était ruiné, moribond, asphyxié, qu’il ne faisait plus peur au système, à tel point qu’il serait devenu le parent pauvre de l’opposition à Nicolas Sarkozy, censé avoir enrôlé la quasi-totalité de ses électeurs. A force de l’entendre, certains avaient fini par le croire… Eh bien ils avaient tort.

C’est le Président de la République lui-même qui vient de le prouver, en confiant au nouveau ministre de l’immigration Eric Besson la mission de « contenir la menace FN » en mettant provisoirement en sommeil la priorité donnée à l’intégration jusqu’aux élections européennes, d’après une information de la radio Europe1, déjà reprise par de nombreux blogs et sites d’information, comme lepost.fr.

Ca faisait longtemps que le mot “menace” n’avait pas été associé au mouvement national dans la bouche d’élus ou de responsables de la majorité, trop contents de voir qu’une fraction non-négligeable de l’électorat frontiste avait décidé, dans un premier temps, d’accorder le bénéfice du doute à l’actuel Président. La situation a depuis beaucoup évolué comme on l’a vu dans les derniers sondages de popularité du chef de l’Etat, qui doit faire face à un rejet massif de l’électorat populaire, accentué par une crise sociale qui fait apparaître les carences d’une politique contraire en tous points aux thématiques de protection et d’identité nationale développées durant sa campagne.

C’est précisément pour redonner une certaine visibilité médiatique à ces thèmes que Nicolas Sarkozy fait aujourd’hui appel à l’ancien socialiste Eric Besson, avec le soutien tacite de villepinistes aux abois, tel le pathétique député de l’Hérault Jean-Pierre Grand, qui déclarait récemment, le plus sérieusement du monde, que “ce n’est pas à l’UMP qu’Eric Besson devrait adhérer mais au FN”, réagissant ici à sa volonté de relancer les tests ADN ou de régulariser les clandestins qui dénoncent des passeurs…

Des échanges verbaux qui démontrent qu’à l’UMP le débat sur les questions migratoires se situe bien à gauche, une gauche que monsieur Besson n’a jamais trahie… idéologiquement.

Pierre Cheynet, Secrétaire départemental du Front National de Haute-Loire

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